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Pedro Juan Gutierrez, écrivain cubain

Le 8 mars 2015, 23:37 dans Culture 0

 

Pedro Juan Gutiérrez , né en 1950 à Matanzas(Cuba). Par Quiricus, 

blog : http://micielo24.wix.com/micielo

 

On retrouve dans chaque livre de Pedro Juan Gutiérrez, Trilogie sale de La Havane, Animal tropical et l'insatiable homme araignée, son antihéros éponyme, Pedro Juan, un homme qui a « appris lui-même à ne rien prendre au sérieux », et dont le locus operandi hante toutes les rues du centre de La Havane, considéré être le quartier le plus agité de la ville. Le style de Pedro Juan Gutiérrez génial, brutal et parfois drôle est bien assorti au décor.

 

 

Mon avis sur l'auteur :  Cet auteur ne laisse pas indifférent, par sa forme d'écriture et le contenu de ses récits susceptibles d'éffaroucher les âmes prudes et bien pensantes. J'ai lu des critiques de personnes offusquées par les scènes de sexe, sa soi-disant "trivialité", pour avoir vécu trois années à temps plein dans ce pays, dans un quartier populaire et non touristique je puis dire que Gutierrez est dans le vrai de la vie cubaine (à une certaine époque de son histoire), souvent misérable" où le manque de perspectives financières ne laisse plus comme loisirs que le sexe et l'alcool frelâté...

Critique de "Trilogie sale de La Havane" par  Catherine Le Ferrand :

---" Cuba ? Laissez-moi réfléchir... Les plages interminables de Varadero ? Les discours-fleuve de Fidel ? Le mojito ?.... Les cigares ! Où avais-je la tête ! Ah ! Et puis aussi, la salsa, le Malecon, Che Guevara... On a déjà tout vu, dans Buena Vista Social Club, et puis il y a Zoé Valdés, la plus cubaine des Parisiennes, qui nous découpe de temps en temps une petite tranche de quotidien, histoire qu’on sache qu’il y a autre chose... Mais j’y pense ! Où sont les Cubains ?

Les Cubains ?... Ils s’entassent dans des palais en ruine, sans eau, sans électricité... Ils élèvent des cochons dans des arrière-cours fétides, partagent à dix des toilettes bouchées, s’inventent des métiers aussi improbables qu’indispensables pour trouver le dollar qui les fera survivre. Et le pire devient normal parce qu’on s’habitue à tout... A la misère, à la faim, à vivre sans projets, sinon celui du prochain repas, à ce que les journées ne soient qu’un parcours d’obstacles à la recherche du minimum vital. Mais surtout parce qu’il y a une chose que personne ne pourra leur enlever, c’est le sexe !

La Trilogie sale de La Havane, ce sont trois volets, comme des instantanés entre histoires fantastiques, portraits et autobiographie. C’est l’image truculente d’une ville à la dérive où tout est soluble dans le rhum et la fesse, surtout le désespoir. Les femmes sont rondes, chaudes et généreuses, et les hommes ont tous de quoi les satisfaire ! Les Cubains par leur simple anatomie, bien sûr, les gringos par leurs dollars... faute de mieux ! Les femmes cherchent fortune sur le Malecon en combinaisons lycra marché noir, les hommes optimisent leur anatomie à la sortie des hôtels de luxe...."

Source

 

Bibliographie de l'auteur :

 

 

Trilogie sale de La Havane

Animal tropical

Le roi de La Havane

Autres titres :

 

L’Homme-araignée insatiable, Viande à chien, La mélancolie des lions, Le nid du serpent, Notre GG dans La Havane, Moi et une vieille négresse voluptueuse (poésie), Lulú le dégagé (poésie)

 

 

Sur mon blog: un auteur = Leonardo Padura

Le 7 mars 2015, 22:27 dans Culture 0

---A decouvrir :

Style et thèmes :

 

Padura a une belle écriture, limpide et agréable, sa lecture est aisée et il dispose d'une importante documentation sur les thèmes qu'il aborde et ce grâce à une aide internationnale, il en est ainsi de l'homosexualité, de la peinture, de la poèsie, du nationnalisme, de l'intolérance religieuse et du racisme..etc...

Classifié comme auteur de polars, il ne faut pas s'attendre à trouver dans ses oeuvres des enquêtes à l'américaine ou à la française. En fait, son policier "le Cond" dans ses premiers ouvrages est anti-flic, il réchigne à suivre le système et il n'a qu'une envie, quitter la Police. 

Il le fera, et deviendra "Privé" puis "chercheur de livres rares", dans "Hérétiques" son dernier ouvrage notamment. Mais dans cette évolution deux axes le guident : son amour des enquêtes et son amitié avec ses "potes" d'enfance dont "El flaco", "El conejo" etc...

Connus sur les bancs de l'école, chez lui rien ne vaut un bon repas entre amis et une bouteille de rhum ou de bière, ah si, peut être son amour d'enfance qu'il poursuit d'oeuvre en oeuvre...